Analyse de la Situation Européenne par Charles Gave au travers de grands esprits !

Avec Charles Gave

Essayons de voir plus loin que le bout de notre nez !

Avec Wicksell

La croissance économique s’explique par la différence entre deux taux.

Le taux de marché (celui auquel les entreprises peuvent emprunter) et ce qu’il appelle le « taux naturel » c’est-à-dire le taux de croissance « marginal » des profits de ces sociétés.

  • La question pour tout entrepreneur est «si j’emprunte un euro de plus, est que mes profits vont augmenter de plus d’un euro, d’un euro exactement ou de moins d’un euro »?
  • Si les autorités maintiennent le taux de marché trop bas (comme à l’heure actuelle), alors les entrepreneurs emprunteront massivement pour acheter des actifs existants et non pas pour créer de nouveaux actifs.
  • Les prix des actifs existants monteront massivement, mais la quantite d’actifs ne montera pas puisqu’il est moins dangereux d’acheter ce qui est certain (des actifs existants) que de créer à partir de rien de nouveaux actifs (prise de risque).
  • Nous aurons donc à tous les coups une hausse des marchés financiers et de l’immobilier accompagnée par une hausse considérable de l’endettement mais à terme nous constaterons une baisse de la productivité puisque personne n’investit plus en prenant des risques et donc les salaires stagnent ou baissent.
  • Les riches (ceux qui ont des actifs) deviendront plus riches, les pauvres (ceux qui n’ont à vendre que leur travail) deviendront plus pauvres, l’atmosphère sociale deviendra irrespirable et un jour le ralentissement de l’économie sera tel que la dette ne pourra plus être servie et que nous aurons un krach.

Pour qu’il y ait croissance, il faut donc que les taux d’intérêts de marchés soient sur les taux naturels et y restent.

Tout n’est qu’une question de juste équilibre !

Mettre des taux d’intérêts trop bas ne favorise pas donc la croissance mais l’empêche.

  • Cette analyse décrit parfaitement les résultats de la politique de la fed depuis 1998.
  • Des taux trop bas sont à peu prés aussi dangereux que des taux trop hauts puisque les uns et les autres entrainent une allocation du capital désastreuse.

Avec Schumpeter

Il est l’origine de la notion essentielle de destruction créatrice.

Sans destruction, pas de création et donc pas de croissance.
Des taux trop bas, maintiennent en vie des sociétés inefficaces et favorisent l’endettement de l’Etat et donc la destruction s’arrête et la création avec elle.

Il a fait l’analyse que le capitalisme permet un développement foudroyant de la richesse, et que cette richesse allait entraîner des investissements énormes dans l’Education.

  • De nouvelles classes de « faux lettrés » créés par ce développement ne trouveraient pas d’emplois conformes à la valeur que ces faux lettrés se donnent et ils se lanceraient en politique pour « améliorer le système», c’est-à-dire pour empêcher la partie qu’ils haïssent par dessus tout, la destruction.
  • Une majorité qui s’agrège pour rendre le vol légal en le transformant en impôts ne transforme pas le fait qu’un vol reste un vol.

Avec Hyman Minsky

L’évolution de l’économie en fonction de l’endettement se déroule toujours en trois phases.

  • Tout d’abord les emprunteurs s’endettent pour développer des actifs productifs, la rentabilité de ces investissements permettant et le service de la dette et son remboursement in fine….Le système est stable.
  • Puis vient la deuxième étape ou les gens s’endettent pour bâtir de nouveaux actifs ou en acheter des anciens en empruntant autant qu’ils le peuvent tant que la rentabilité de l’actif permet le service de la dette, plus personne ne se préoccupant du remboursement du capital « in fine »… Le système devient instable et ne peut supporter la moindre hausse des taux d’intérêts.
  • Vient enfin la période dite « de Ponzi » où tout le monde emprunte pour payer les intérêts sur la dette existante, plus personne ne songeant même à rembourser le capital…. Le système devient explosif.
  • Tout le monde voit bien que le secteur privé est sans doute en période «2» un peu partout dans le monde, tandis que les etats français, italiens ou espagnols sont en plein « Ponzi ». Lorsque le système bascule ( the minsky moment, en anglais ), la chute économique est vertigineusement rapide.

Avec Hayek,

qui a mis a jour le concept de la… « présomption fatale »

l’évolution harmonieuse d’une société suppose que celle-ci évolue lentement ou rapidement, mais à un rythme qui vient de ses profondeurs.

  • Malheureusement, de temps en temps arrivent des législateurs qui ont des idées bien arrêtées sur la façon dont la société devrait être organisée, par rapport a la façon dont elle l’est vraiment.
  • Et ces grands esprits de faire passer des lois pour non seulement imposer leur nouvel ordre, mais détruire l’ordre existant, ce qui inéluctablement amène à désastre sur désastre.

Prenons ces quatre grands penseurs pour analyser la situation actuelle sur le vieux continent

  • Des taux bas ne favorisent en rien la croissance, bien au contraire,
  • La hausse actuelle des marchés financiers en Europe et aux USA est totalement spéculative et se terminera dans un désastre devenant de plus en plus probable dans la mesure où la hausse aura été plus durable.
  • Les démagogues demi-éduqués ont pris le pouvoir un peu partout et manœuvrent comme des fous pour se propulser au sommet et y rester, leurs manigances amenant à une disparition de la croissance et donc à une demande encore plus forte d’interventions de la part du reste de la population.. Et ainsi de suite.
  • La compréhension des mécanismes de l’endettement peuvent littéralement tuer l’économie capitaliste.

Nous sommes peut être à la veille du moment « explosif »!

Le mécanisme intellectuel qui permet à ceux qui nous gouvernent de justifie les tentatives d’applications dans la réalité de leurs théories inadaptées.

Conclusion

L’Europe de l’euro accumule tous les handicaps,

  • dans la mesure où l’euro empêche tout positionnement satisfaisant des taux de marchés par rapport au taux naturel, puisque le taux de croissance naturel de Italie et de Allemagne ne sont pas les mêmes.
  • Les taux sont donc trop hauts pour Italie la France ou Espagne, ce qui amène a une dépression et trop bas pour Allemagne, ce qui entraîne une spéculation financière débridée en Allemagne et dans tous les actifs cotées en Europe et n’ayant rien à voir avec celle-ci.
  • Pour combler ce trou de croissance, France, Italie et Espagne se sont lancés dans un ponzi budgétaire débridé, en s’appuyant sur une technocratie d’etat qui a pris le contrôle de la monnaie pour empêcher toute destruction créatrice
  • Dans le reste de l’Europe, les britanniques v songent à s’affranchir de la bande d’incapables non élus sévissant à Bruxelles.
  • Ils ont cependant un petit problème à régler, mais ils s’y attellent, comme les Suédois ou les Danois.
  • Les Suisses quant à eux n’ont aucun problème …

On trouve :

  • devant la Suisse,
  • un premier groupe comprenant les Britanniques, Suédois, Danois et Norvégiens,
  • puis les Allemands à la tête d’un groupe où l’on trouve les Autrichiens, Bataves , Finlandais et Belges .
  • puis  les Espagnols, les Italiens ou les Portugais soutenant du mieux qu’ils peuvent la France et la Grèce.

C’est donc sans doute en France que la prochaine grande crise commencera.

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Plus fortes croissances trimestrielles de l’activité économique et de l’emploi depuis 4 ans dans la zone euro !

Pourcentage de croissance du PIB en Zone Euro depuis une année.

Indice PMI Markit Composite pour l’Eurozone

Plus fortes croissances trimestrielles de l’activité économique et de l’emploi depuis 4 ans dans la zone euro ,soutenue par de fortes hausses du volume des nouvelles affaires et des effectifs.

  • Dans l’industrie manufacturière, la production affiche sa plus forte hausse depuis 1 an, (même niveau qu’en mars 2015) tandis que dans le secteur des services, le taux de croissance de l’activité atteint son plus haut niveau depuis mai 2011.
  • Les données par pays indiquent que l’Irlande reste en tête du classement par niveau d’Indices PMI, la croissance irlandaise atteignant en juin un plus haut de 6 mois.
  • L’Espagne se maintient en deuxième position, ce malgré un net ralentissement de sa croissance en juin, celle-ci affichant son rythme le plus faible depuis le début de l’année.
  • Les taux d’expansion de l’activité se redressent par ailleurs en Allemagne, en Italie et en France en juin, atteignant respectivement des pics de 2, 12 et 46 mois.
  • En outre, la production manufacturière française enregistrant en juin sa première hausse depuis mai 2014, les quatre principales économies de la région affichent des croissances simultanées de leur industrie manufacturière et de leur secteur des services, tendance qui n’avait plus été observée depuis avril 2014.

Classement des pays par niveau d’Indices PMI Composites de l’Activité Globale (juin)

  1. Irlande 60.9 Plus haut de 6 mois
  2. Espagne 55.8 Plus bas de 6 mois Italie 54.0 Plus haut de 12 mois
  3. Allemagne 53.7 (flash : 54.0) Plus haut de 2 mois
  4. France 53.3 (flash : 53.4) Plus haut de 46 mois

Malgré l’aggravation de la crise grecque pendant la deuxième quinzaine de juin, l’Indice PMI final dépasse légèrement son estimation flash, laissant ainsi supposer que les troubles liés à la situation n’ont pour l’heure eu qu’un impact très limité sur l’économie réelle.

  • L’activité enregistre sa plus forte hausse depuis un peu plus de quatre ans en juin et il est rassurant de constater que les créations d’emplois se maintiennent, la croissance des effectifs affichant, au cours des deux derniers mois, son plus haut niveau depuis quatre ans.
  • Les dernières données de l’enquête se révèlent conformes à une croissance du PIB de l’ordre de 0,4 % sur l’ensemble du deuxième trimestre 2015.
  • L’Espagne et l’Irlande mènent la reprise, celle-ci reposant également sur une croissance robuste en Allemagne tandis qu’en France et en Italie, l’expansion de l’activité est en phase d’accélération.

Permettant de dissiper, dans une certaine mesure, les inquiétudes liées à une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro, les mesures de relance de la BCE, conjuguées à la faiblesse actuelle de l’inflation, semblent stimuler la consommation des ménages et des entreprises.

La remontée se fait assez bien …attention de ne pas repartir en arrière !

Car le troisième ralentissement mensuel consécutif de la hausse des nouvelles affaires observé en juin témoigne de l’apparition d’une certaine aversion au risque qui pourrait compromettre la croissance dans les prochains mois si la crise grecque n’est pas résolue dans un bref délai.

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Dettes des USA en pourcentage du PIB…On calme le jeu !

Si l’on observe un ralentissement de la progression du pourcentage de la Dettes des USA en regard du PIB !


On voit que ce ralentissement est encore plus significatif d’une année sur l’autre !


Recevoir une bonne nouvelle de temps en temps…cela fait plaisir!


Même si tout cela est un peu téléphoné!

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Comprendre les risques grandissant du shadow banking !

The Economic Collapse

Gardez un œil sur le shadow banking ( système bancaire de l’ombre )… il est sur le point d’être sérieusement secoué!

Selon le Conseil de stabilité financière ( Financial Stability Board) , la taille du système bancaire de l’ombre mondiale a atteint le chiffre astronomique de 75 trillion dollars !

  • Il a environ triplé de taille depuis 2002.
  • Aux États-Unis seulement, la taille du  shadow banking ( système bancaire de l’ombre ) est d’ environ 24 trillion dollars
  • À ce stade, les actifs bancaires du shadow banking ( système bancaire de l’ombre ) aux États-Unis sont encore plus grands que ceux des banques classiques.

Ces banques de l’ombre sont en grande partie non réglementé, mais les gouvernements du monde entier ont été extrêmement réticent à sévir contre eux parce que ces prêteurs non bancaires ont contribué à alimenter la croissance économique.

Banque de l’ombre …Banque de l’ombre ! il ne faut peut être pas se méfier de toutes les ombres !

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Le « Bank Run » Grec révèle quelques surprises !

WatchfulAlarmedHorseshoecrab

Bank Run en cours en Grèce et « Sortie d’argent liquide »

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Les divergences baissières pourraient faire la loi, en début de semaine !

La moyenne mobile utilisée ici est l’EMA 18 ( moyenne mobile 18 exponentielle).

Elle a permis de nombreux rebonds comme nous le voyons ici.

La periode du RSI sera donc 9 (EMA 18/2=9)

Le niveau 50 du RSI 9 correspond exactement a notre moyenne mobile


Si les  « Divergences Baissières » imposent leurs lois ,cela incite à la prudence !

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Ne pas être coincé au cas où les choses tournent au vinaigre.

Surprised Baby Gif

Réjane Reibaud, Les Echos

Plusieurs gérants d’actifs de taille importante ont commencé à prendre des mesures pour éviter de se retrouver en position de faiblesse, si jamais leurs clients voulaient massivement sortir du marché obligataire.

  • Sans que, pour l’instant, il y ait des signes quelconques de retraits exceptionnels, Aberdeen AM a, par exemple, pris une ligne de crédit de 500 millions d’euros auprès de ses banques au cas où. « Ca peut devenir moche », a déclaré Martin Gilbert, son directeur général, sur Bloomberg TV, si la Grèce sort de la monnaie unique ou si les Etats-Unis augmentent brutalement les taux. «  Avoir des lignes bancaires en place peut être utile en cas de rachats et s’il n’y a pas de marché », a-t-il poursuivi.

Pour éviter de devoir brader des titres dans l’urgence. »
L’enjeu est de limiter les pertes potentielles.

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Paradoxe de Roubini et des banques centrales

Par Omar Fassal

Deux paradoxes majeurs sont actuellement observables sur les marchés financiers.

Méfions nous des liquidités, « illiquides » !

Le premier paradoxe est celui de liquidité.

Enoncé par Nouriel Roubini en juin 2015 il est désormais désigné sous l’appellation du Paradoxe de Roubini

  • « une liquidité abondante au niveau macroéconomique aurait dû se traduire par une liquidité accrue sur les marchés financiers.
  • Or ce n’est pas le cas, la liquidité a baissé ».
  • La liquidité macroéconomique n’a jamais été aussi abondante, en raison de l’expansion agressive du bilan des banques centrales.
  • La base monétaire a quadruplé aux Etats-Unis depuis la crise, elle a doublé, voire triplé dans les autres pays.
  • Et pourtant, la liquidité sur plusieurs marchés financiers est devenue plus réduite.
  • Que ce soit sur les marchés actions, ou sur les marchés obligataires, la liquidité se fait plus rare qu’avant la crise de 2008.
  • La part des obligations privées américaines qui changent régulièrement de main est passé de 17,5% en 2007, à seulement 5,0% en 2013.
  • Le constat était identique au Japon, au Brésil, en Espagne et au Mexique.

Black Rock, un des plus grands gérants d’actifs au monde, a annoncé réduire sa position sur les obligations à haut rendement.
Non pas car il craint une vague de défauts, mais simplement car la liquidité devient trop faible.
Lorsque les marchés deviennent trop volatils et que plusieurs investisseurs souhaitent se désengager dans le même sens, cela provoque des flash crashes.

Le second paradoxe est celui des banques centrales.

  • Depuis près de 7 ans, les taux directeurs sont quasi nuls dans la majorité des pays développés, et les assouplissements quantitatifs se sont succédé.
  • Cette masse de liquidités n’a malheureusement pas été dirigée vers l’économie réelle, pour relancer la demande en stimulant le crédit.
  • Cette masse de liquidités est venue s’injecter sur les différents marchés financiers, ce qui a rehaussé dangereusement le niveau des valorisations.
  • Les rendements obligataires sont au plus bas depuis le XVIIIe siècle
  • Les obligations sont donc très surévaluées.
  • Lorsque les marchés deviennent trop volatils et que plusieurs investisseurs souhaitent se désengager dans le même sens, cela provoque des flash crashes
  • Une hausse des taux serait synonyme de la baisse du prix de plusieurs actifs financiers.
  • Les épargnants vont se ruer vers la sortie, ce qui va amplifier le mouvement.

Le paradoxe des banques centrales est donc le suivant.

  • « A force de vouloir relancer l’économie mondiale par le crédit, elles ont provoqué un gonflement artificiel des actifs.
  • Elles ont peut-être préparé le terrain pour la prochaine crise financière.
  • Plus elles gardent leur taux bas, plus elles augmentent la probabilité d’une crise financière future.
  • La logique veut, du coup, qu’elles temporisent cette politique agressive, maintenant que le risque de déflation est éloigné.
  • Sauf que si elles le font trop rapidement, elles risquent de provoquer cette même crise qu’elles essaient d’éviter ».

Le Fonds monétaire international (FMI) a mis en garde publiquement la Réserve fédérale (Fed) contre ce scénario, en déconseillant à la Fed d’augmenter son taux directeur en 2015.

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La prudence est de mise sur les actions

NEXT FINANCE

D’après le responsable de l’allocation d’actifs de Robeco,Lukas Daalderle moment est venu d’adopter un positionnement neutre sur les actions.

En effet, les bénéfices des entreprises ne suivent pas la hausse des cours et la volatilité devrait empirer.

Selon Lukas Daalder, le marché haussier actuel pourrait se terminer temporairement au cours des prochains mois.

Une correction longtemps attendue pourrait faire chuter les valorisations de 10 %, à moins que les données macroéconomiques puissent justifier des valorisations toujours plus élevées.

L’équipe du portefeuille multi-actifs a également augmenté sa surpondération sur le dollar américain, estimant que celui-ci va encore s’apprécier une fois que la Réserve fédérale aura effectivement relevé les taux.

D’après Lukas Daalder, responsable des solutions d’investissement de Robeco, deux raisons ont justifié cette décision.

« La première se résume par le principe très simple selon lequel il faut acheter lorsque les cours sont bas et vendre lorsqu’ils sont élevés.

  • À l’échelle mondiale, les actions ont depuis le début de l’année déjà généré une performance de 7 % en devises locales (16 % en euros), soit à peu près l’équivalent de ce que l’on pourrait attendre sur toute une année. C’est même supérieur à ce que l’on avait escompté à la fin de l’année dernière. Étant donné que cette progression n’est pas en ligne avec les bénéfices, les actions sont donc devenues plus onéreuses. Les perspectives de risque/rendement pour cette catégorie d’actifs se sont détériorées, ce qui signifie qu’une réduction du risque est l’attitude logique à adopter.

Deuxièmement, nous nous sommes interrogés sur ce qui serait selon nous le scénario le plus probable à partir de maintenant : une nouvelle hausse de 10 % ou une correction (temporaire) de 10 % ?

  • Bien que nous ne puissions pas totalement exclure la première possibilité, nous estimons que la probabilité pour la seconde a augmenté au cours des derniers mois.
  • En partant de ce principe, nous ne pensons pas qu’une position surpondérée soit encore justifiée.
  • C’est la raison pour laquelle nous avons l’avons ramenée à neutre. »
  • Nous ne pensons pas qu’une position surpondérée soit encore justifiée
  • Le syndrome de la cible facile

Lukas Daalder explique que les fondements de cette décision remontent à septembre dernier, lorsque l’exposition élevée aux actions lui a donné la sensation d’être une cible facile en cas de fortes turbulences du marché. Si le portefeuille a été en mesure de faire face aux perturbations et d’offrir de bons rendements aux investisseurs, cette expérience a toutefois été nerveusement éprouvante.

Lukas Daalder prévoit un niveau de volatilité aussi élevé en 2015 pour trois raisons :

  • Les actions sont devenues de plus en plus onéreuses. « Cela signifie que la partie facile du rallye est derrière nous.
  • Les actions ne sont plus plus le pari facile et bon marché. »

Alors, que faire maintenant ?

D’après Lukas Daalder, la grande question pour les investisseurs est maintenant de savoir si cette volatilité persistante jouera ou non sur l’évolution du marché actions, ce qui selon lui sera le cas.

  • « Cette probabilité est encore assez forte : même si les écarts de taux de croissance sont moins prononcés au niveau mondial que nous l’avions prévu au début de l’année, il y a encore de nombreuses raisons de s’attendre à une volatilité accrue dans les prochains temps.


A ce titre ,il est bon de préciser qu’il ne faut pas confondre « volatil » et…. « volatilité »

La croissance des bénéfices n’étant pas à la hauteur de la hausse des cours. Par ailleurs, nous sommes inquiets devant les développements observés sur le marché obligataire ;

  • les mouvements sont trop violents pour être ignorés.

Tout bien considéré, Lukas Daalder affirme que cela justifie une position plus prudente, c’est-à-dire neutre, sur les actions.

Lukas Daalder , 24 juin

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Mieux que la Grèce… Les «too big to fail » banques US

The Economic Collapse

Si une seule des  «too big to fail » banques US  ( JPMorgan Chase, Citibank, Goldman Sachs, Bank of America, Morgan Stanley et Wells Fargo.) était en difficulté,cela provoquerait cauchemar financier national.

  • Lorsque vous faites le total de l’ exposition ,des six banques réunies,aux produits dérivés nous arrivons à un total de plus de 278 trillion de  dollars .
  • Quand vous faites le total  des actifs des six banques réunies, nous atteignons un total d’ environ 9.8 trillion  de dollars.

En d’autres termes, les «too big to fail »  banques US ont une exposition aux dérivés qui est supérieure à 28 fois la taille de leurs actifs totaux.

D’après le plus récent rapport trimestriel de l’OCC (voir le tableau 2),voici les données concernant les «too big to fail »  banques US.

  • JPMorgan Chase
  • Actifs totaux: $2,573,126,000,000 (environs 2.6 trillion dollars)
  • L’exposition totale aux produits dérivés:: $63,600,246,000,000 ( plus de 63 trillion de dollars )
  • Citibank
  • Actifs totaux: $1,842,530,000,000 (plus de  1.8 trillion de dollars)
  • L’exposition totale aux produits dérivés:: $59,951,603,000,000 ( plus de  59 trillion de dolllars  )
  • Goldman Sachs
  • Actifs totaux: $856,301,000,000 (moins d’un trillion dollars)
  • L’exposition totale aux produits dérivés:: $57,312,558,000,000 ( plus de 57 trillion de dollars )
  • Bank Of America
  • Actifs totaux: $2,106,796,000,000 (un peu plus de 2.1 trillion de dollars)
  • L’exposition totale aux produits dérivés:: $54,224,084,000,000 (plus de  54 trillion de dollars  )
  • Morgan Stanley
  • Actifs totaux: $801,382,000,000 (moins d’un trillion de dollars)
  • L’exposition totale aux produits dérivés:: $38,546,879,000,000 ( plus de 38 trillion de dollars )
  • Wells Fargo
  • Actifs totaux: $1,687,155,000,000 (environs 1.7 trillion dollars)
  • L’exposition totale aux produits dérivés:: $5,302,422,000,000 ( plus de  5 trillion de dollars )

Depuis que les Etats-Unis ont été établis, le gouvernement américain a accumulé une dette totale d’un peu plus de 18 trillion de dollars.

Mais les cinq plus grandes banques dans la liste ci-dessus ont chacun exposition aux produits dérivés qui est plus de deux fois la taille de la dette nationale, et plusieurs d’entre elles ont une exposition aux dérivés qui est plus de trois fois la taille de la dette nationale.

Il n’y aura pas assez d’argent dans le monde entier pour renflouer tout le monde quand la bulle des dérivés explosera.

Pour Warren Buffett les produits dérivés sont vraiment des armes de destruction massive qui pourraient détruire l’ensemble du système financier mondial, à tout moment.

Alors que nous entrons dans la deuxième moitié de cette année et au-delà,il faudra rechercher des termes comme «crise des dérivés» ou «accident de produits dérivés» dans les bulletins de nouvelles.

Lorsque les produits dérivés commenceront à être première page, cela sera un très, très mauvais signe.

Notre système financier est devenu le plus  grand casino de l’histoire de la planète.

Pour le moment, les roues de roulette tournent encore et tout le monde est heureux.

Mais tôt ou tard, un « cygne noir » arrivera que personne n’attendait, et  l’enfer se déchaînera.

 

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