Pétrole

[Infographie] L

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Le taux de défaut a presque doublé en un an !

cliquer sur l’image pour retrouver la source ( avant optimisation )

Y aurait il un défaut ?

Laurence Boisseau-LesEchos.fr

Le taux de défaut a presque doublé en un an, à 4,7 % selon Moody’s.

  • Il faudra attendre l’été 2017 pour que la situation s’améliore.

Pas d’accalmie cette année sur le front des défauts des entreprises.

  • Le taux de défaut des émetteurs notés en catégorie spéculative, soit les plus mal notés par l’agence de notation américaine Moody’s, a presque doublé en un an dans le monde, selon un récent rapport publié par l’agence.
  • Cet indicateur de faillite atteint 4,7 % fin juillet, un niveau supérieur à celui du mois précédent (4,6 %) mais surtout à la moyenne constatée sur un an glissant, qui s’élève à 4,2 %.

En tout, Moody’s a recensé 102 entreprises ayant fait défaut depuis le début de l’année 2016, dont 11 sur le mois de juillet.

  • Il faut remonter à 2009 pour retrouver des chiffres comparables.
  • 80 groupes aux Etats-Unis, contre 10 en Europe

Les acteurs américains sont plus touchés que les européens ou les asiatiques.

  • Le taux de défaut des premiers ressort à 5,5 % contre 2,6 % en Europe.
  • Rien d’étonnant à cela. En effet, il y a plus de groupes énergétiques ou miniers outre-Atlantique.
  • Or, ce sont les principales victimes de défauts, conséquence de la chute du prix du pétrole et des matières premières depuis deux ans.
  • Ainsi, 49 entreprises pétrolières ou gazières ont été en situation de défaut de paiement cette année.
  • Après les groupes énergétiques, ce sont les groupes miniers qui sont le plus exposés.
  • Treize entreprises de ce secteur ont été en grande difficulté depuis le début 2016.
  • Les entreprises américaines sont très souvent plus endettées que les autres.

Pour le reste de l’année 2016, Moody’s n’anticipe pas de réelle amélioration.

  • Le taux de défaut des entreprises dans la catégorie « high yield » (dette spéculative) devrait rester autour des 4,8 %.
  • La différence majeure entre Etats-Unis (dont le taux pourrait aller jusqu’à taper les 6,3 %) et Europe (le taux pourrait tomber à 1,9 %) devrait continuer à se creuser.

Par secteur, les groupes miniers vont continuer à être sous pression, avec un taux de défaut attendu à 10 %.

En Europe, le secteur le plus touché sera celui des médias.

Selon l’agence de notation, il faudra attendre l’été 2017 pour que la situation s’améliore.

  • Le nombre de défauts d’entreprises de catégorie spéculative pourrait bien refluer.
  • Moody’s anticipe un taux à 3,9 %.
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Journée des sorcières en bourse

Attention ,aujourd’hui nous avons la sortie des sorcières…elle ne sortent pas souvent et on du mal a maitriser leur balai !

Les vendredis des 3 sorcières ou des 4 sorcières.…Calendrier 2016

Les 3éme vendredis de chaque mois nous avons un phénomène boursier: les sorcières.

En fait les séances du 3éme vendredi de chaque mois se caractérisent par l’expiration de différentes options et contrats à terme, par exemple les futures sur l’indices CAC40 du mois de février sont clôturés le 3éme vendredi de Février et remplacés par les futures de Mars.

Ce changement d’horizon est simultané pour un grand nombre de futures et de contrats à terme sur les indices et les actions comme les certificats ou les warrants, cela déstabilise les marchés qui doivent projeter les futures au mois suivant.

Pour les fins de trimestre nous parlons de vendredi des 4 sorcières, car il y a d’avantages de futures et de contrats à terme qui arrivent à échéance ce jour-là.

Il faut donc rester prudent le 3éme jeudi et vendredi de chaque mois, mais plus particulièrement pour les mois de fin de trimestre, ces journées sont souvent baissières voir même extrêmement baissières.
Le moment exact de ces sorcières a lieu le 3éme vendredis de chaque mois à 16h, heure de Paris.

En règle général les variations de ces semaines sont importantes, mais on voit que ces sorcières ne sont pas si remarquables que cela et que le sens de la séance aux sorcières n’est pas prévisible.

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Le transport maritime mondial prend une raclée !

L’heure est au recyclage….

The Wall Street Journal

Jusqu’à il y a un an, l’industrie maritime commandait des navires en masse.

Cette année, les commandes de nouveaux navires ont chuté à un niveau record et les entreprises ne peuvent pas se débarrasser des navires assez vite.

  • Environ 1.000 navires qui ont la capacité combinée de transporter 52 millions de tonnes métriques de fret seront traînés sur les plages, puis découpés en morceaux et vendu à la ferraille cette année.

Les commande de janvier à Juillet de cette année sont tombées à 293 navires, soit 11,6 millions de tonnes

  • Dans les cinq ans jusqu’en 2015, les propriétaires ont commandé une moyenne de 1.450 navires par an.

Developpement

«Compte tenu de l’énorme surcapacité, il faudra beaucoup plus de recyclage et au moins deux à trois ans d’absence de croissance de la capacité pour voir un certain équilibre entre l’offre et la demande », a déclaré Basil Karatzas, directeur général basé à New York Karatzas Marine Advisors Co.

Dans la voie de référence commerciale Asie/Europe , les tarifs d’expédition sont à une moyenne de 575 $ par conteneur cette année, comparativement à 620 $ l’an dernier et 1,165 $ en 2014.

« Les taux de fret sont lamentables», dit Anil Sharma, président et chef de la direction de la société américaine Systems Global Marketing

M. Sharma a dit que l’âge moyen de recyclage d’un navire est de 30 ans.
Cette année, l’âge moyen des navires recyclé est d’environ 15 ans.

«Ce qui change est que les navires les plus jeunes sont mis au rebut, mais le recyclage ne va pas résoudre la surcapacité de sa propre », a déclaré le PDG Maersk Line Soren Skou.

«La croissance du marché seule peut le faire, » at-il dit, ajoutant que son entreprise n’a pas mis au rebut de nombreux navires cette année (seulement environ 1% de sa capacité) ,mais il prévoit de recycler plus de navires au cours des trois à cinq prochaines années.

D’autres sont plus actifs. Hapag-Lloyd a envoyé à la ferraille 16 navires l’an dernier, ou 60.000 conteneurs, soit environ 6,2% de sa capacité totale.

Le problème de la surcapacité a été exacerbée par la Chine , ralentissement de l’ économie et une croissance anémique en Europe.

L’an dernier, les importations chinoises de l’Union européenne ont chuté de près de 14%
Les exportations chinoises vers l’Europe ont diminué de 3% sur la période.
Au premier trimestre de cette année, les importations chinoises en provenance de l’UE ont chuté de 7% par rapport à un an plus tôt, soit une baisse compensée par les exportations vers l’Europe.

Cela a considérablement affecté le trafic de conteneurs.

L’année dernière, quelque 100 transports maritimes Asie-Europe ont été annulés.

Ce qui équivalait à 10% du trafic qui déplace 98% des produits manufacturés dans le monde, y compris l’électronique, les articles ménagers, les chaussures, les vêtements et la nourriture.

Harpex qui correspond au taux d’occupation des porte containers

«Des Stratégies de gestion de flotte ,drastiques, ont été mises en œuvre par les opérateurs de conteneurs pour réduire leur exposition sur les métiers surapprovisionnés, et pour mettre au reburs certains d’entre eux», a déclaré Jonathan Roach, analyste conteneur d’expédition à la base de London Braemar ACM shipbroking.
La récession des matières premières mondiale n’a pas aidé.

Pékin a également sensiblement réduit les importations de matières premières telles que le charbon et le minerai de fer, forçant des centaines de navires de vrac sec t à être inactifs ou recyclés.

Le plus grand vraquier au monde, la Chine Cosco Bulk Shipping, une unité de la Chine Cosco Shipping Co., a déclaré en Juin qu’il allait recycler 53 navires d’ici la fin de l’année prochaine, soit 8% de sa capacité de la flotte existante.

Dans le passé, le recyclage d’un navire a généralement généré environ un quart du prix d’un nouveau navire de même type et la taille.

Mais les propriétaires disent qu’une forte baisse du prix de l’acier a réduit le taux de rendement à une moyenne de 10% à 15% du prix d’un nouveau navire.

Il y a deux ans, en Inde, au Pakistan et au Bangladesh ont payé environ 460 $ par tonne d’acier.

L’an dernier, on est tombé à 300 $ et maintenant à peu près 250 $, disent les armateurs.

Les prix en Inde sont susceptibles de rester bas pour le reste de l’année, alors que la Chine inonde le marché avec de l’acier recyclé.

Braemar ACM prévoit environ 550 navires de vrac sec à recycler cette année, 29% de plus que l’an dernier et 48% de plus qu’en 2014.

Environ 170 navires porte-conteneurs sont susceptibles d’être mis au rebut cette année, comparativement à 85 l’an dernier et 164 en 2014 .

La mise au rebut d’autres types de navires, ces pétroliers, transporteurs de voitures, navires de charge et des bateaux de pêche, porte le total de l’année à environ 1000 navires.

Les ferrailleurs d’Asie du Sud recyclent environ les trois quarts de tous les navires chaque année.Le reste va en Chine et en Turquie.

Les commandes de navires de l’année de janvier à Juillet sont tombé à 293 navires

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CAC 40 et chandeliers ..attention a l’avalement baissier !


Les chandeliers risque de changer la musique !

En unité de journalière,nous sommes en présence d’un avalement baissier (ou  englobante baissière) . … à une nuance près concernant les couleurs…mais en ce monde rien n’est parfait .

Dans un avalement baissier (ou  englobante baissière)

- Le second corps vrai doit être de couleur différente …(ce n’est malheureusement pas le cas ici) et doit avaler le premier corps vrai (sauf dans le cas d’un doji ).

- On ne prend pas en compte les ombres.

-Un avalement baissier ,c’est 73.9% de risque de baisse et 26.1% de risque de hausse

Voici le tableau les chandeliers les plus classiques

cliquer sur le tableau pour l’agrandir

Les chandeliers et Bougies doivent nécessiter une attention particulière garant d’un certain «  Pourcentage de Réussite « 

Mes Belles actions nous donnent le pourcentage de réalisation des différents chandeliers

157040 figures
détectées du 03/12/91 au 22/12/10 

sur titres du Premier Marché
Type
: B=Baissiere, H=Haussiere. 

Ref : cours de reference de la figure. pb=plus bas, ph=plus haut, cl=cloture,
veille=cours à j-1
Nom figure Type Ref Nombre figures H B
Etoile du matin
Doji
H pb veille 77 86,7% 13,3%
Etoile du matin H pb veille 713 77,4% 22,6%
Passant de ceinture
haussier
H pb 1390 73,0% 27,0%
Expulsion haussiere H pb 66 70,5% 29,5%
Fenetre haussiere H ph veille 9733 70,2% 29,8%
Avalement haussier H pb 7525 69,2% 30,8%
Ejection haussiere H pb 1529 67,7% 32,3%
Pénétrante H pb 2002 67,4% 32,6%
Marteau H pb 8028 63,8% 36,2%
Harami haussier H pb 3998 61,3% 38,7%
Avalement baissier
ultime
H pb 4154 54,3% 45,7%
Creux en pince H pb 4075 53,9% 46,1%
Marteau Inversé H pb 4836 53,5% 46,5%
Marubozu noir de
cloture
. cl 3790 51,1% 48,9%
Marubozu noir . cl 3519 50,1% 49,9%
Marubozu blanc
d’ouverture
. cl 8126 47,4% 52,6%
Marubozu noir
d’ouverture
. cl 7979 45,8% 54,2%
Doji . cl 23740 40,8% 59,2%
Avalement haussier
ultime
B ph 4774 40,5% 59,5%
Marubozu blanc de
cloture
. cl 5407 40,2% 59,8%
Marubozu blanc . cl 4297 38,9% 61,1%
Pendu B ph 8506 36,6% 63,4%
Expulsion baissiere B ph 54 33,3% 66,7%
Harami baissier B ph 7418 32,4% 67,6%
Ejection baissiere B ph 2237 30,1% 69,9%
Sommet en pince B ph 5665 29,7% 70,3%
Etoile filante B ph 1826 29,3% 70,7%
Fenetre baissiere B pb veille 7978 29,2% 70,8%
Etoile du soir Doji B ph veille 142 26,6% 73,4%
Avalement baissier B ph 9780 26,1% 73,9%
Nuage Noir B ph 1237 25,7% 74,3%
Etoile du soir B ph veille 858 21,1% 78,9%
Passant de ceinture
baissier
B ph 1581 19,2% 80,8%
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Que penser de l’immobilier chinois ?

Alerte rouge sur l’immobilier chinois ?

Par Aymen Fassi et Nizar Fassi, économistes bancaires sur….. rachatducredit.com.

+ 1900 % sur le prix immobilier au m² à Futian, un quartier huppé de Shenzhen entre le 1er août 2000 et le 15 août 2016 – Shenzhen est une mégalopole de 7 millions d’habitants dans le sud-est de la République populaire de Chine -.

La Chine est la seconde puissance économique mondiale en termes de PIB malgré un ralentissement opéré à partir de 2015.

L’évolution des affaires à Pékin ou à Shanghai impacte évidemment l’économie mondiale, les perspectives et donc les marchés financiers.

L’attractivité puissante de la Chine des investisseurs intérieurs et extérieurs

« Les capitaux financiers à l’assaut de l’espace chinois », travaux publiés en juin 2013, la directrice du CNRS, Natacha Aveline-Dubach, chargé du département des politiques urbaines en Asie du Nord-Est conclut que les capitaux du monde entier et les capitaux locaux convergent avec vigueur vers l’ensemble des filières immobilières chinoises.

La simultanéité des investissements vers une même classe d’actif – l’immobilier en l’occurrence – a pu créer un embouteillage ou un excès financier se manifestant sous une forme éventuelle d’une bulle immobilière.

Trois années après l’édition de son étude complète, la directrice du CNRS Natacha Aveline-Dubach a publié un article le 2 mai 2016 – sous le feu de l’actualité chinoise – intitulé « Les dynamiques différenciées de la bulle immobilière chinoise ».

Elle a noté que le pouvoir central chinois essaye d’opter pour un développement de nouvelles villes pour réduire la pression urbaine et immobilière des mégalopoles.

L’effet fût inverse aux espérances des autorités selon la scientifique qui observe avec inquiétude la hausse continue des prix à Shanghai, Beijing et à Shenzhen – voir les graphiques ci-dessous que j’ai mis en ligne -.

Elle met l’accent sur l’expansion du marché du « crowdfunding »– prêt entre particuliers – comme élément central du maintien du moteur immobilier actuel chinois.

Une analyse de l’immobilier chinois – secteur vital de l’économie – est un passage obligé pour un investisseur ou un consommateur averti qui souhaite anticiper et décider pour ne pas se retrouver dans le marasme d’une crise chinoise des subprimes potentiellement dévastatrice et qui pourrait tout emporter dans son passage.

Loin de nous, l’idée de faire peur mais il paraît convenable et utile de s’informer, de jauger et de mesurer ce qui se passe à l’extérieur de nos frontières avant de prendre des décisions d’investissement ou de placement – ici ou ailleurs -.

En 1 an et demi, du 1er février 2015 en ce jour du 15 août 2016, l’envolée du mètre carré à Shenzhen a atteint l’augmentation astronomique + 170 %.

Voici un graphe illustratif du boom immobilier sur les villes de Beijing, de Shanghai et de Shenzhen dans lequel on peut remarquer une envolée des prix dans ces mégalopoles alors que le prix moyen pondéré des 100 villes les plus importantes de Chine a quasiment stagné sur la période 2010-2015 (à partir de mi-2015 et jusqu’à août 2016, les prix se sont également envolés dans les 100 plus grandes agglomérations chinoises, voir le second graphique plus bas).

Le décalage entre le taux moyen de croissance de l’économie – 6 % en moyenne en 2015-2016 – et le taux moyen d’augmentation des prix immobiliers en Chine par an – environ 25 % par an sur l’ensemble des 300 plus grandes villes – laisse à penser que le marché immobilier chinois est en surchauffe, voire qu’une bulle immobilière est en cours de développement.

L’ immobilier chinois est au centre de la machine économique, au regard de ces rapports nombreux avec les 400 secteurs-clés marchands du pays, en amont et en aval : il représente un peu plus de 30 % des investissements en capital brut, 6,1 % du PIB, près de 15 % des emplois en zone urbaine, et 60 % du ciment produit dans le monde selon les données fournies par le National Bureau of Statitics (NBS, agence nationale de statistiques de l’État chinois).

Lorsque les statistiques officielles – provenant du NBS et du ministère chinois de la Construction – annoncent près de 89 % de taux de propriété et que 80 % de l’immobilier appartient au secteur privé, on comprend mieux l’emballement des prix au m² dans ce pays de 1,4 milliard d’habitants.

Ouverture et liberté économique pour une expansion immobilière

C’est à partir des années 1990, en pleine libéralisation de l’économie chinoise – dans un pays officiellement communiste extrêmement centralisé et contrôlé -, que le marché immobilier a commencé à connaître un essor foudroyant.

L’appétit des chinois à produire, à acquérir, à investir et à vouloir s’enrichir librement a construit la hausse spectaculaire de l’immobilier.

La pierre est considérée comme une filière sûre et concrète – tout le monde a besoin d’un toit, tautologie banale mais efficace – dans laquelle ils pouvaient s’épanouir socialement et améliorer leur existence économique.

La déréglementation économique et immobilière des autorités a accompagné cette évolution tendancielle à la hausse des prix, tout comme le phénomène d’une urbanisation exponentielle – qui a mis un coup de booster sur la demande et a encouragé l’offre à produire toujours plus – urbanisation opérée depuis les années 60 comme nous le montre ce graphique fourni par la Banque Mondiale.

Sans entrer dans les détails de la structure économique et immobilière chinoise, il est utile de noter qu’une partie de la spéculation immobilière est partie liée aux fonctionnaires des localités administratives qui fournissent les permis indispensables de construire, disposent de nombreux terrains et ont un ascendant autoritaire sur les propriétaires fonciers – les promoteurs n’ont eu de cesse de presser et d’utiliser les autorités pour récupérer des terrains constructibles de gré ou de force -.

Comme l’illustre parfaitement une étude de l’Université du Michigan, datant de 2011, de nombreuses autorités locales chinoises ont racheté de force – par expropriation et intimidation – des terrains immobiliers à des propriétaires pour les revendre 40 fois plus cher en moyenne : 100 à 150 émeutes par jour ont été dénombrés avec 4 millions de chinois expropriés par la force publique locale par an.

Les autorités chinoises centrales – le pouvoir exécutif de Pékin – ont pris la mesure des problèmes de l’appétit des Chinois dans le secteur immobilier en essayant de contenir la spéculation par une restriction relative du crédit bancaire et le lancement d’opérations sécuritaires anticorruption par le président Xi Jinping tous azimuts surnommées « tigres et mouches ».

La corruption et la violence représentent évidemment un facteur important dans la spéculation immobilière.

Ces opérations anticorruption dans l’immobilier ont enclenché près de 55.000 enquêtes sur des fonctionnaires de tous les rangs et 71 748 fonctionnaires corrompus ont été « punis » en 2015 selon les données fournies par le Parquet populaire suprême (PPS) en Chine.

Intimement, les autorités gouvernementales espèrent faire peur et ainsi réduire la folie immobilière.

Presque tout le monde y gagne à doper le marché

Pari difficile à tenir si l’on regarde du côté de l’indispensable financement des localités en taxes immobilières, en impôts fonciers et autres boniments liés à la hausse du prix moyen immobilier au m².

Plus la valeur du foncier grimpe, plus les finances locales chinoises augmentent – un peu comme ce qui se passe au niveau des collectivités locales françaises qui dépendent essentiellement de la taxe foncière -.

L’intérêt des parties prenantes est limpide et l’équation est simple : presque tous les Chinois ont intérêt à voir les prix de leur actifs immobiliers augmentaient pour s’enrichir virtuellement et potentiellement.

Un peu plus de 30 % des milliardaires chinois sont composés de promoteurs immobiliers selon un rapport de l’Asia Pacific Wealth Report.

Rien ne peut alors arrêter l’envolée à moins d’un coup de frein brutal et un retour rationnel aux fondamentaux économiques.

Bien évidemment, les tenants d’une normalité des prix immobiliers chinois sont nombreux.

Sachant que le sujet de la bulle immobilière chinoise n’est pas nouveau, dans « L’arrogance chinoise », livre du journaliste Éric Izraelewicz (01/2013, aux éditions Grasset), il évoquait déjà avec précision la bulle chinoise en écrivant :

« Quant aux inévitables bulles immobilières et financières que le pays a dû affronter, elles ont été finalement globalement maîtrisées. »

Déjà en janvier 2012, les deux chercheurs en finance Xiaoqing Eleanor (Seton Hall University ,USA) et Tao Chen de Columbia University, USA, ont étudié ce marché immobilier dans un livre intitulé « L’effet de la politique monétaire chinoise sur les prix de l’immobilier ».

Ils ont remarqué qu’il existait une décorrélation entre la politique monétaire accommodante ou restrictive des autorités chinoises et l’évolution des prix immobiliers du fait d’une valorisation rapide des actifs immobiliers compensant largement les taux d’intérêt d’une année à une autre.

Les deux professeurs insistent sur l’attrait continu des résidents et des non-résidents sur le marché immobilier, autogénérateur d’inflation immobilière : il existe toujours un acheteur à un prix supérieur.

Pourtant, cette théorie a ses revers puisque 20% des immeubles sont totalement vacants en Chine.

« Le pays compte même des villes fantômes comprenant moins de 30 % d’habitants » d’après un reportage-enquête de Francetvinfo à la date du 26 août 2015.

D’autres agents économiques optimistes sur l’immobilier chinois utilisent un système argumentaire basé principalement sur les travaux empiriques de la fixation des prix des actifs des prix Nobel de l’économie en 2013, les Américains Robert J. Shiller, Lars Peter Hansen et Eugene Fama.

Ces observateurs optimistes suggèrent qu’il n’existe pas de bulle spéculative en Chine malgré les trois indicateurs empiriques détectés par les travaux scientifiques des 3 économistes pour identifier l’existence d’un phénomène spéculatif sur un actif :

•une décorrélation entre l’évolution des revenus des ménages chinois et les prix immobiliers ;
•un enthousiasme excessif des ménages chinois et des médias chinois pour le marché immobilier ;
•une croissance exponentielle de grandes fortunes liées directement au secteur immobilier.

Au-delà des faisceaux d’indices empiriques, le 12 août 2016, le FMI (Fonds monétaire international) a lancé une alerte urgente sur le niveau de la dette chinoise incluant des crédits bancaires douteux de l’ordre de 5,5 % – 12,5 % – une fourchette assez large liée à l’opacité des phénomènes – des encours globaux en Chine.

Selon les données de la Banque Mondiale, les montants des prêts bancaires représentent 196 % du PIB chinois en 2016 alors qu’ils ne représentaient que 50 % en 1979 et 120 % en 2000.

Le secteur bancaire est exposé à plein pot à l’immobilier chinois et les experts du FMI n’hésitent pas à utiliser les termes de « chaos » sur la croissance et les perspectives dans le cas d’un mauvais pilotage de la politique économique de la deuxième puissance économique mondiale.

L’évocation intensive d’une crise imminente immobilière et financière en Chine est récurrente et cyclique depuis de nombreuses années, sans que cela se concrétise dans le réel, à part les soubresauts boursiers – certes très violents pour ceux et celles qui étaient exposés – en août 2015 sur l’indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong et sur la Bourse de Shanghai.

Chute ou pas chute, le potentiel fondamental est solide

Fondamentalement, l’économie chinoise reste une valeur sûre et indispensable, malgré les indicateurs alarmants, avec son marché de 1,4 milliard de consommateurs – motivés et travailleurs à la recherche d’une vie meilleure -.

Il est évident – comme cela a existé partout dans le monde – qu’il y aura un passage par une crise économique en Chine dans le cadre d’un processus naturel de transformation de son économie.

En attendant, je reste optimiste sur le moyen et long terme sur ce continent.

Concrètement, sur quelles entreprises peut-on placer et investir des capitaux en Chine ?

Au cours des analyses sur l’économie chinoise de l’économiste bancaire Aymen Fassi, il a noté trois valeurs cotées sur les marchés :

– China Construction Bank Corp : PER 5, excellente rentabilité, gestion financière parfaite, implantation nationale forte, potentiel énorme de croissance externe pour cette banque chinoise.

– Lenovo Group Limited : PER 10, faible valorisation pour un acteur technologique, rentabilité positive, gestion financière maîtrisée, implantation nationale et internationale bien assise avec un fort potentiel de croissance, fort développement dans les services aux entreprises.

– CRRC Corporation : PER 15, forte rentabilité et une trésorerie importante, le carnet des commandes est plein pour des décennies dans le domaine de la construction et de la gestion des chemins de fer chinois. Cette entreprise est née de la concentration récente des principaux acteurs chinois de ce segment de marché.

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PER des principaux marchés mondiaux au 14.08.2016

◾Le PER désigne le rapport de la capitalisation boursière sur les bénéfices nets.
◾Le Price Earning Ratio est en quelque sorte la « cherté » de l’indice par rapport à ses bénéfices réels ou par rapport à ses bénéfices anticipés dans le cas du P.E.R. anticipé.
◾Plus le P.E.R. est faible, plus l’indice est considérée comme bon marché.
◾LePrice Earning de l’indice , est calculé à partir d’un bénéfice net par action (BNPA) en glissement annuel.

Actuellement les marchés sont de plus en plus chers d’un mois sur l’autre

Le PER Actuel du CAC 40 de 23.19 signifie que l’indice se paye à 23.19 ans de bénéfices nets !!

cliquer sur le graphique pour accéder à la source

◾ PE = 15 est considéré à sa juste valeur.
◾PE <15 est considéré comme sous sa valeur.
◾PE> 15 est considéré au dessus de sa valeur.

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Acheter et vendre au bon moment


Mettre quelques sous en poche ou ailleurs fait toujours plaisir !

Sur le marché Français

Acheter au plus bas et revendre au plus haut l’indice CAC 40 avec dividendes réinvestis (CAC 40 Gross TR ) sur les unités de temps longues et prenant en compte quelques données fondamentales.

Acheter au plus bas et vendre au plus haut
Une évidence, étonnement, rarement suivi par beaucoup d’investisseurs !

Pourquoi un indice
Un indice est fait pour monter.
Un indice ne fait pas faire faillite contrairement à une action.
Dans un indice une valeur défaillante est, automatiquement, remplacée par une meilleur.

Pourquoi avec dividendes réinvestis. (CAC 40 Gross TR )
La valeur des dividendes distribués est variable et ne permet pas de mettre en évidence nettement la sur vente de l’indice et son sur achat (et ,en particulier, sur le RSI optimisé).

Pourquoi des périodes longues.
Statistiquement plus la période est longue plus le pourcentage de gagnant s’accroit contrairement aux unités de temps très courtes où le pourcentage de gagnants est très bas.

Acheter au plus bas
Quand l’indice après une violente correction se retrouve sur ses plus bas et que les données fondamentales sont également sur les plus bas.

Vendre au plus haut
Vendra au plus haut quand l’indice est presque arrivé sur ses plus haut et que les données fondamentales sont également au plus haut.

Quelques données fondamentales

Fortement orientées sur le marché Nord Américain qui pour le moment continue a donner la tendance au reste du monde.

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Pour les vrais amateurs de liens

Liens pour le moins intéressants…surtout si l’on clique sur le bon lien

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L’Indice mondial de confiance des investisseurs est encore en baisse !


La confiance ne semble pas totale !

statestreet.com


L’Indice mondial de confiance des investisseurs baisse de 105,7 à 98 en juillet

  • L’Indice mondial de confiance des investisseurs s’établit à 98 en juillet, en baisse de 7,7 points par rapport au niveau de 105,7 (en données corrigées) enregistré en juin.
  • La baisse de l’indice en Europe, de 100,3 à 92,4 est à l’origine de ce repli.
  • L’indice en Amérique du Nord a également enregistré une diminution de 5,9 points à 99,9 tandis que l’indice de la confiance en Asie baisse de 5,2 points à 108.

Rappel

L’indice évalue de manière quantitative l’appétit des investisseurs pour le risque en analysant les tendances se dégageant des achats et des ventes effectués par les investisseurs institutionnels.

L’indice attribue une importance particulière aux changements de sentiment des investisseurs vis-à-vis du risque : plus le pourcentage de leurs placements en actions est élevé, plus leur tolérance au risque, et par conséquent leur confiance, est grande.

100 correspond au niveau neutre, où les allocations des investisseurs en actifs à haut risque n’augmentent pas plus qu’elles ne diminuent.

L’indice se distingue des mesures fondées sur des enquêtes, car il s’appuie sur les transactions réellement effectuées par les investisseurs institutionnels, et non sur leurs opinions.

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